Association pour les REcherches Sous MArines en Roussillon

Les étudiants de master d'archéologie subaquatique de l'université de Perpignan accueillis par l'ARESMAR

Les opérations de marquage du mobilier à la plume et à l'encre de chine
Les opérations de marquage du mobilier à la plume et à l'encre de chine

Les étudiants de master 2 d'archéologie option "Archéologie et préservation du patrimoine subaquatique" de l'Université Perpignan-Via Domitia viennent de passer trois jours sur le terrain avec Emmanuel Nantet et Franck Brechon, de l'ARESMAR, ainsi que Michel Salvat, gestionnaire du dépôt archéologique de Port-Vendres.

Au programme de ces journées, du travail sur le mobilier céramique mis au jour durant la campagne estivale de l'ARESMAR au Cap Gros.

En effet, chaque opération archéologique est suivi d'une phase d'études "post-fouille" généralement plus longue que la fouille elle-même, durant laquelle les données collectées sont analysées, et le mobilier archéologique étudié. Cette phase débouche sur l'écriture du rapport de fouille remis au Ministère de la Culture et communiqué à la communauté scientifique sous forme de publications.

L'occasion pour les étudiants de s'immerger par la pratique dans les questions liées à la gestion du mobilier de fouille : inventaire, tri et classement des collections, ou encore marquage, photographie, dessin et remontage des amphores.

Des journées bien remplies et fructueuses d'un point de vue pédagogique : plus de 330 tessons de céramique, presque tous issus d'amphores de Tarraconaise de type Pascual 1 sont passés entre leurs mains à l'issue des opérations de dessalage qui duraient depuis cet été.

De quoi affiner leurs connaissances et gagner en pratique tout au long de leur formation. L'occasion aussi pour les archéologues de l'ARESMAR de partager leur travail et leurs connaissances de terrain avec les étudiants qu'ils suivent aussi à l'université.


Eté 2017 : des sondages fructueux

juillet-août 2017

L'un des sondages réalisé en 2017 qui laisse apparaître les vestiges de la cargaison d'amphores.
L'un des sondages réalisé en 2017 qui laisse apparaître les vestiges de la cargaison d'amphores.

En juillet et août 2017 l'ARESMAR a travaillé sur un gisement d'amphores situé entre Collioure et Port-Vendres, non loin du Cap Gros.

Connu depuis les années 1950, il a fait l'objet d'une première expertise par Yves Chevalier, de la DRASM, en 1970. Redécouvert à l'occasion des prospections conduites par l'ARESMAR en 2016, il a fait l'objet de premiers sondages d'expertise.

Ces sondages ont confirmé qu'il s'agit d'un gisement d'amphores de Tarraconaise de type Pascual 1 (région de Tarragone à Barcelone) transportant du vin vers la Gaule et au-delà au début de notre ère. Le navire s'est probablement échoué et a coulé au pied du tombant. Les vestiges de la cargaison d'amphores sont encore présents, ainsi que les clous de construction du navire et quelques fragments de vaisselle fine.
Une première campagne de sondages très positive qui a permis de préciser la nature du gisement, son état de conservation et son potentiel archéologique.


La FFESSM en visite

29 juillet et 5 août 2017

Pendant la présentation à terre
Pendant la présentation à terre

A l'occasion de la campagne de sondages archéologiques réalisée cet été par l'ARESMAR, l'équipe de fouille a accueilli les 29 juillet et 5 août des plongeurs du Département et de la Région dans le cadre de deux journées de présentation de l'archéologie subaquatique organisée respectivement par Elodie Capet pour le CODEP 66 et Jean Sicre pour le Comité régional Occitanie.

Après une présentation de l'activité qui a permis de revenir sur les objectifs scientifiques de l'archéologie, sur le cadre réglementaire stricte qui la régit et sur la préservation des vestiges, les plongeurs se sont rendus sur le site afin de visiter le chantier en cours de fouille.

Une journée qui a manifestement laissé un très bon souvenir aux participants et a su aiguiser leur intérêt pour l'archéologie tout en leur faisant prendre conscience de ses enjeux.

La saison 2017 se prépare

8 avril 2017

Charlie, mécanicien de l'équipe, en pleine opération à coeur ouvert sur un moteur hors-bord.
Charlie, mécanicien de l'équipe, en pleine opération à coeur ouvert sur un moteur hors-bord.

Les opérations de sondages et de fouilles archéologiques subaquatiques demandent un matériel important : bateaux, aspirateurs à sédiments, pompes, petit matériel technique, matériel photo et de relevé, carroyages, etc.
Tout cela nécessité une préparation longue et de multiples révisions pour que l'ensemble soit parfaitement opérationnel chaque été.

c'est ainsi que les membres de l'ARESMAR se retrouvent au printemps et en début d'été pour des week-ends de préparation.

Trois viennent d'avoir lieu début avril. Le premier, compliqué en raison du mauvais temps, a permis de commencer la préparation du bateau principal de l'association. Le second était consacré à la poursuite des tâches de ponçage et de peinture de la coque, mais aussi à des opérations mécaniques sur les moteurs de pompes et des trois bateaux. Le troisième a été dédié aux TIV des blocs de plongée, et à la préparation des zodiacs.

Ce fut aussi le moment de trier et inventorier tout le matériel proprement archéologique (mires, instruments de mesures, truelles, scies, caisses, parachutes de relevage...) ou nautique (armement des bateaux).

Au total 16 personnes venues de tout le sud de la France et même de Suisse, se sont retrouvées à Port-Vendres, au local technique de l'association, mis à disposition par la Mairie de Port-Vendres dans le cadre d'une précieux soutien municipal. Merci à Charlie, Jean-Charles, Laurianne, Eric, Jocelyne, Gérardo, Victor, Elodie, Laurent, Véronique, Michel, Jean, Franck, Cannelle, Fabrice et Henry d'avoir fait le déplacement pour un travail ingrat mais nécessaire.